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RSE : où en sont les PME et ETI françaises ?

Les résultats du dernier Baromètre RSE réalisé par Vendredi et Kantar dressent un état des lieux complet des avancées et des défis auxquels font face les entreprises dans leur politique RSE. Qu'elles soient PME, ETI ou grands groupes, toutes cheminent, à des rythmes différents, vers une intégration toujours plus poussée des enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance. 
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Mercredi 22 mai 2024

Politique RSE en entreprise : un cadre désormais bien installé 

En 2023, la RSE est devenue une préoccupation incontournable du monde de l'entreprise. 89% des organisations disposent désormais d'un COMEX moteur ou favorable à ces sujets, et 64% n'éprouvent plus de difficulté à impliquer leurs dirigeants. Les actions de sensibilisation sont généralisées, avec 86% des répondants qui affirment mener des initiatives en ce sens. 

 

Quelles sont les motivations et freins des PME et ETI ? 

Si l'image de marque (93%) et la réponse aux défis sociaux et environnementaux (86%) demeurent des motivations de poids pour s'engager dans la RSE, les obligations légales font une percée remarquable cette année. Alors qu'en 2022 ce sujet était encore secondaire, la nouvelle directive européenne CSRD a profondément modifié la donne. 

En parallèle, le manque de temps (82%), de budget dédié (1/3 des entreprises) et la difficulté à mesurer concrètement le retour sur investissement des actions RSE restent des freins importants, en particulier pour les PME et ETI. 

 

environnement

 

Environnement : la mesure de l'empreinte carbone se généralise 

Sur le volet environnemental, la mesure de l'empreinte carbone est une priorité : les trois quarts des entreprises avaient réalisé cet exercice fin 2022. Outre les 96% de grands groupes l'ayant déjà réalisée, on note une nette progression chez les PME où 62% sont désormais entrées dans cette démarche, contre 40% en 2022. 

Les actions prioritaires diffèrent selon la taille des entreprises : pour les PME, on retrouve la mobilité durable (71%), les achats responsables (69%) et la réduction de l'empreinte immobilière (62%). Les ETI se concentrent davantage sur l'immobilier (83%) et les achats (83%), avant la mobilité (77%). 

 

Social : la sensibilisation au cœur des dispositifs 

La sensibilisation des équipes est un axe clé des politiques RSE. L'environnement arrive logiquement en tête des thématiques prioritaires, pour 89% des PME et 90% des ETI. Suivent la santé mentale/risques psychosociaux (61% pour les PME, 75% pour les ETI), l'égalité des genres, le handicap et la lutte contre les discriminations. 

Pour mobiliser, les entreprises utilisent divers canaux : partage de contenus, affichages sur site et animations comme les fresques du climat sont des incontournables, quelle que soit la taille de la structure. 

rse entreprise eti pme

Gouvernance : structuration en cours 

Sur le plan organisationnel, la RSE gagne en maturité. 75% des grands groupes disposent désormais d'une équipe dédiée de plus de 3 personnes. 88% des ETI ont aussi créé ce type de structure, souvent plus réduite (1 personne dans 63% des cas). Un quart d'entre elles consacre d'ailleurs plus de 100 000€ par an au sujet. 

Les PME ne sont pas en reste puisque 77% ont au moins un collaborateur attitré à la RSE, contre 65% l'an dernier. Leurs moyens humains et budgétaires restent cependant limités. 

L'implication des parties prenantes demeure par ailleurs un défi de taille : seule une petite partie des salariés est réellement mobilisée dans 64% des ETI et 52% des grands groupes. A l'externe, ce sont logiquement les financeurs, investisseurs et clients qui sont les plus associés, en particulier dans les plus grandes structures. 

 

Les réglementations jouent un rôle central dans les démarches RSE 

Au-delà des motivations économiques traditionnelles (image, attentes sociétales), le durcissement de l'encadrement légal est aujourd'hui le principal moteur de l'engagement RSE pour 61% des ETI. 

La nouvelle directive européenne CSRD, applicable depuis 2024, est en première ligne. Ses exigences de reporting sur 10 sujets de durabilité ont d'ores et déjà conduit les entreprises à réaliser un exercice de "double matérialité". Celui-ci vise à identifier et prioriser leurs impacts, risques et opportunités pour définir une feuille de route RSE cohérente. 

Avec la CSRD, près de 50 000 entreprises à l'échelle européenne sont appelées à évaluer leur performance de manière globale, au-delà du seul prisme financier. Un virage stratégique et culturel majeur. 

 

Transformer la RSE en avantage compétitif durable : l'enjeu des PME et ETI 

Si le chemin est désormais bien balisé, les résultats de ce Baromètre 2024 démontrent que les défis opérationnels pour concrétiser la transition durable restent importants. Mobiliser des moyens suffisants, embarquer l'ensemble des parties prenantes, démontrer concrètement la création de valeur : ce sont les prochains caps à franchir pour transformer la RSE en un réel levier de compétitivité et de pérennité pour les entreprises françaises. 

 

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