Conflit en Ukraine , la CCI en première ligne

Publié le JEUDI 19 MAI 2022

Conflit en Ukraine, la CCI en première ligne - CCI de Lyon

Alors qu’un retour à la normale s’annonçait, la situation s’est à nouveau dégradée en Ukraine. En plus du bouclier de mesures de l’État, la CCI est mobilisée pour répondre à toutes les questions réglementaires, juridiques et financières.

Une crise en chasse une autre. Après l’impact de l’épidémie de coronavirus, les conséquences de la guerre en Ukraine touchent aujourd’hui l’activité économique. Annoncées par l’Union européenne par la voix de la France, les sanctions et les mesures restrictives contre la Russie et la Biélorussie impactent fortement l’activité des entreprises hexagonales. Problème d’approvisionnement, hausse durable des prix des matières premières et des énergies, contrats suspendus... les PME sont confrontées à une nouvelle vague d’incertitudes. Les répercussions pour celles implantées en Auvergne-Rhône-Alpes ne sont pas neutres. Car même si l’Ukraine et la Russie ne sont pas situées dans le haut du tableau des partenaires à l'export, ces deux pays n’en constituent pas moins des territoires où transitent des flux stratégiques.

 

Allo la CCI

Selon les chiffres du Comité régional des conseillers du commerce extérieur Auvergne-Rhône-Alpes (CCE), 880 entreprises de la région traitent avec les Russes, dont une cinquantaine sont directement implantées dans le pays, et 403 établissements exportent vers l’Ukraine.

Parmi celles-ci, Alfa Laval, dont le siège social France se situe à Saint-Priest. Ce fabricant de systèmes et de machines industriels fournit à travers le monde des échangeurs de chaleur, des décanteurs pour les secteurs de l’énergie, de l’agroalimentaire, du traitement de l’eau ou encore des cosmétiques. « Nous exportons nos produits en Russie, des biens à double usage, c’est-à-dire susceptibles d’avoir une utilisation tant civile que militaire, indique Béatrice Weber, responsable juridique Europe du Sud et Amérique latine chez Alfa Laval. Conformément à notre programme éthique, nous souhaitions respecter les sanctions appliquées, encore faut-il avoir toutes les cartes en main pour bien décrypter les textes et leurs nuances ».

Membre du Club Juristes d’entreprises à vocation internationale et du Club Export, tous deux animés par la CCI, Béatrice Weber a contacté un avocat spécialisé puis appelé le service réglementaire et juridique international de la CCI. Conformément à la demande du gouvernement d’être en première ligne pour accompagner les entreprises impactées par le conflit, ce dernier l’a aidée en expliquant et en clarifiant les textes en vigueur. « Très bien informée sur les dispositifs, l’équipe est réactive et apporte des éléments précis et vérifiés nécessaires à la prise de décision, sans rien imposer », se félicite la juriste. Fort de ces conseils, Alfa Laval a pu s’adapter à la situation dans le respect de ses engagements éthiques.

 

Un Plan de résilience économique et sociale

Du côté de l’État, un Plan de résilience économique et sociale est déployé en vue de permettre aux entreprises de faire face aux conséquences de la guerre, notamment d’alléger leur facture énergétique. Une enveloppe de 25 millions d’euros est mobilisée par le gouvernement en vue de venir en aide aux PME dont les dépenses de gaz et d'électricité représentent une part élevée des charges : équivalente à au moins 3 % de leur chiffre d’affaires. L’État s’engage ainsi au financement de la moitié du surplus de leurs dépenses énergétiques.

Parmi les autres mesures figure une nouvelle version du PGE. Destiné aux PME impactées, ce prêt couvre jusqu’à 35 % du chiffre d’affaires annuel moyen au cours des trois dernières années pour faire face à leurs éventuelles difficultés de trésorerie. Pour l’obtenir, elles doivent certifier auprès de leur banque, sur une base déclarative, que leur trésorerie est pénalisée par les conséquences économiques du conflit en Ukraine. Disponible jusqu’au 30 juin 2022, ce PGE résilient sera remplacé par une facilité de liquidité garantie par l’État.

 

Attention aux cyberattaques

Enfin, les autorités françaises demandent aussi aux entreprises de renforcer leur vigilance en matière de cybermenaces émanant en particulier de la Russie. La méfiance est de rigueur. Les messages de type mails ou SMS demandant des informations doivent mettre en alerte. Il apparaît nécessaire de sauvegarder hors-ligne les données et les applications critiques ainsi que de s’assurer de l'existence d'un dispositif de gestion de crise adapté à une cyberattaque.

 

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