10e enquête consommateurs

Tendances de consommation : les résultats de la 10e enquête consommateurs de la région lyonnaise

En région lyonnaise, les ménages dépensent moins... mais le potentiel de consommation global est en hausse, porté par la croissance démographique.

10e enquête consommateurs

Retrouvez ici les principaux faits marquants de la 10e enquête consommateurs pour la région lyonnaise (éléments de méthodologie).

pdf-rougeSynthèse complète pour la région lyonnaise en PDF.

Depuis 1968, la population du périmètre d’enquête augmente régulièrement pour atteindre aujourd’hui 2,5 millions d’habitants et 1 075 000 ménages. Depuis 2012, la région lyonnaise a ainsi gagné près de 70 000 ménages et plus de 100 000 habitants. La dynamique démographique soutenue permet ainsi de porter le développement de la consommation au global.

Le Potentiel de consommation global sur le territoire s’élève à 13 657 M€, il est en augmentation de 7% entre 2012 et 2017 grâce à la seule croissance démographique.

La consommation moyenne par ménage ne progresse plus

Les consommateurs dépensent moins... mais autrement.
Le budget annuel moyen
consacré par les ménages de la région lyonnaise pour les achats de produits alimentaires et non alimentaires qui s’élève à 12 704 € ne progresse pas entre 2012* et 2017, avec des évolutions contrastées selon les marchés :
- L’alimentaire est le seul marché à progresser : +6% pour atteindre un budget annuel de 6 429€ en 2017.
- Le non alimentaire est en retrait de 5%, avec des différences cependant selon les secteurs d’activités : stabilité en mobilier, électroménager et décoration ; tendance à la baisse pour l’équipement de la personne et le bricolage/jardinage et nette contraction pour les biens culturels/loisirs. Ainsi, le budget annuel des ménages baisse de 345€ passant de 6 620€ en 2012 à 6 275€ en 2017.

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Des circuits de distribution chahutés

Commerce alimentaire :

Les grandes surfaces restent le 1er circuit de distribution fréquenté avec 72,2% d’emprise suivie par les commerces de moins de 300 m² 17,7% et les commerces non sédentaires 7,3% 

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En termes d’évolution, nous observons :

  • Recul des formats traditionnels de super et hypermarchés : Les grands hypermarchés perdent 2 points d’emprise pour les achats alimentaires
  • Stabilité retrouvée du petit commerce / stabilité du commerce non sédentaire
  • Progression des formats de proximité : les petits supermarchés (entre 400 et 999 m²)  gagnent 1,5 points d’emprise / les supérettes spécialisées gagnent 1 point d’emprise
  • Forte progression des drives : les drives gagnent 3 points d’emprise
  • La vente en ligne en alimentaire ne décolle pas encore….

Commerce non alimentaire :

Crise du commerce physique : internet progresse sur tous les produits et tous les territoires et devient le premier pôle de la région lyonnaise avec un CA de 707 M€  ! 

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  • L’e commerce gagne 3,3 points pour atteindre une emprise de 10,5%
  • Les grandes surfaces restent le circuit de distribution dominant avec 56,7% d’emprise mais perdent 1,6 points, une perte dûe principalement aux hypermarchés 
  • Les commerces de moins de 300 m² affichent une légère tendance à la hausse pour atteindre 30% d’emprise. 

Une consommation de plus en plus digitalisée : développement des pratiques et usages d’internet dans tous les aspects de la consommation : 93% des ménages interrogés réalisent des achats sur internet  / 34% utilisent leur mobile pour réaliser des achats  ou rechercher un produit (64%).

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Développement de la consommation responsable, alternative et locale :

Augmentation de la consommation de produits biologiques, des achats auprès de producteurs et des achats sur les marchés :

  • 32% du potentiel de consommation en fruits et légumes est dépensé sur les marchés
  • 61% des ménages déclarent acheter des produits biologiques
  • 41% des ménages déclarent acheter des produits auprès de producteurs au moins une fois par semaine 

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De nouvelles mobilités et temporalité des consommateurs :

  • Baisse de l'usage de la voiture, augmentation de la marche à pied mais seulement en cœur de métropole ; en territoire péri-urbain, la voiture continue à progresser
  • Les consommateurs consacrent moins de temps à faire leurs courses alimentaires,
  • Progression des achats réalisés sur le trajet domicile travail  (37% des actifs réalisent des achats sur leur trajet domicile travail au moins une fois par semaine) ou à proximité du lieu de travail
  • Multiplication des options de livraison et de retrait : 48 % des habitants utilisent un service de livraison au moins une fois par mois.

Les équilibres territoriaux sont renforcés : nous observons un recentrage des achats sur les bassins de vie, lié à la fois à l’évolution des comportements (recherche de proximité) et au développement de l’offre commerciale sur certains territoires.

Un chiffre d'affaires global en progression de 8%

Un chiffre d’affaires global de 12 215 M€  qui progresse de 8%. La vocation régionale des pôles Part Dieu et Presqu'île est confirmée puisqu’ils restent en tête du classement des pôles en termes de chiffre d’affaires devant le premier pôle périurbain : Porte des Alpes Des centralités commerciales (centres de quartiers, centres-villes ou centres bourgs) qui se portent plutôt bien, certains pôles commerciaux périurbains sont en perte d’attractivité.

Impact du tourisme sur la consommation

Un impact du tourisme sur l'activité commerciale non négligeable sur certains pôles lyonnais :

  • 3% : estimation de l’apport touristique sur le chiffre d’affaires global des commerces lyonnais
  • 9% en moyenne sur les sites touristiques

Un potentiel de consommation pour la restauration 14% supérieur à la moyenne nationale  - 39% des actifs qui déjeunent hors de leur domicile vont au restaurant  

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Pour aller plus loin

  • Un outil d'aide à l'implantation :  par sa richesse d'informations, l'enquête répond à des nombreuses questions qui se posent lors de l'implantation ou le développement d'un point de vente. La CCI propose une approche de marché personnalisée et met à disposition des outils de visualisation interactive et outils de scoring dans son offre DATA COMMERCE.

  • Pour les collectivités locales, la CCI s'appuie sur ces données pour réaliser à la demande une étude sur le tissu commercial d'un territoire. Objectif : disposer d’un diagnostic fiable et précis pour définir une stratégie de développement du commerce. 

La 10 enquête consommateurs

Logo 10e enquete finalLa 10eme enquête consommateurs de la région lyonnaise a été réalisé auprès de 6419 ménages (échantillon représentatif)  sur un périmètre de 50 km autour de Lyon représentant 2,5 millions d’habitants.

Enquête réalisée par téléphone entre septembre 2016 et janvier 2017. Réalisation d’une enquête complémentaire sur le web auprès de 800 internautes 

L’enquête porte sur les achats effectivement réalisés par les consommateurs pour 18 produits alimentaires, 31 produits non alimentaires et 3 prestations de services (méthode du dernier achat)  et sur des questions relatives aux pratiques d’achats.

Partenaires : 
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 * Date de la précédente enquête.