Communiqué de presse

Grand Débat National : les entrepreneurs se sont exprimés à Lyon, Saint-Etienne et Roanne

Publié le MARDI 19 MARS 2019

Grand Débat National : les entrepreneurs se sont exprimés à Lyon, Saint-Etienne et Roanne - CCI de Lyon

Les entrepreneurs ont plaidé pour une meilleure connaissance de leurs enjeux par les acteurs publics

Convaincues que les recommandations exprimées par le monde économique doivent faire l'objet d'un apport concret au Grand débat national lancé par le Président de la République, les CCI ont décidé de recueillir les propositions des citoyens–entrepreneurs.
En France, plus de 5 000 entrepreneurs se sont exprimés lors de débats ou par des contributions en ligne. La CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne a organisé trois réunions, le 25 février à Roanne, le 28 février à Lyon et le 5 mars à Saint-Etienne.
Pour chacun des débats, deux thèmes ont été retenus : fiscalité et dépenses publiques, et transition énergétique.

Près de cent entreprises de toutes tailles, représentant les secteurs de l’industrie, du commerce et des services, ont pris part aux trois débats. On y a entendu le dirigeant d’une entreprise de 500 salariés, des TPE-PME de transport, des chefs d’entreprises de l’industrie mécanique et des forges, des gestionnaire immobiliers, une avocate en droit public, une libraire indépendante, une professionnelle du tourisme, des représentants du BTP, etc. A Roanne, on comptait autant de femmes que d’hommes participants.
« Les citoyens-entrepreneurs qui sont venus débattre et apporter leur contribution étaient dans un esprit réellement constructif, avec un sens des responsabilités et la conviction que la France a besoin de ses entrepreneurs pour s’en sortir. Tous ont plaidé pour une meilleure connaissance du quotidien et des enjeux des entrepreneurs par les acteurs politiques et les services de l’Etat » a indiqué Yves Chavent, premier vice-président de la CCI, qui a présidé le débat à Lyon.

Des axes importants et communs aux 3 réunions se sont dégagés. En voici les 5 principaux.

Sur le thème de « la fiscalité et des dépenses publiques »

  • Face à une gestion des comptes publics jugée insatisfaisante, les chefs d’entreprise demandent : 
    > la mise en place d’outils de mesure de performance des actions de l’Etat, un renforcement des pouvoirs de la Cour des Comptes et l’introduction d’une limite raisonnable de la dette publique dans la constitution.

  • Le manque de stabilité et le manque de cohérence dans les mesures, les lois et les règlementations, à la fois sur le plan domestique qu’européen conduit à une inertie largement constatée et à des freins de compétitivité pour les entreprises. Pour y remédier, les dirigeants prônent : 
    > une stabilité des mesures et surtout un début d’harmonisation de la fiscalité au niveau européen.

  • Les chefs d’entreprise déplorent un manque de solidarité de la société dans son ensemble qui, selon eux, conduit à un désengagement des citoyens et à un désintéressement pour le coût réel des prestations auxquelles ils ‘ont droit’. Dans cette optique,
    > la mise en place d’un impôt payé par tous, même symbolique, et une communication plus pertinente sur sa fonction permettrait de recréer une société plus solidaire.

  • Le montant de la dette publique est un sujet de préoccupation des chefs d’entreprise vis-à-vis des générations futures. Toutes les mesures permettant à l’Etat de faire des économies doivent être prises, à commencer par :
    > la suppression des régimes spéciaux de retraite.

  • Les charges sociales pesant sur les entreprises sont jugées trop lourdes et les aides et subventions contre-productives.
    > Une baisse des charges est essentielle pour permettre aux entreprises d’innover et de rester compétitives ;
    > les multiples dispositifs d’aide aux entreprises doivent être audités et revus à la baisse. Moins de charges, mais moins d’aides aussi.

Sur le thème « transition écologique »

  • L’instabilité et les contraintes réglementaires sont pointées du doigt. Elles provoquent démotivation, déresponsabilisation et inefficacité. Pour l’éviter,
    > il faut que l’Etat ait une véritable vision à long terme de cet enjeu vital pour les générations futures, avec une moindre influence des lobbies, et une politique incitative plutôt que punitive.
  • Bien que sensibilisés par la question écologique, les chefs d’entreprise ont comme première préoccupation de développer leur activité.
    > Créer les conditions pour que la transition écologique soit une opportunité de business, en organisant une véritable stratégie autour de l’économie circulaire, tel est le rôle de l’Etat sur cette question, au lieu de légiférer ou de taxer.

  • La transition écologique ne s’arrête pas aux frontières. L’enjeu est évidemment mondial. Toute action uniquement française a des effets très limités sur l’environnement et peut constituer un frein à la compétitivité pour les entreprises.
    > Cette question doit être une priorité au niveau européen, avec une volonté d’uniformisation des réglementations et des actions plus rapides et plus fortes.

  • L’exemplarité de l’Etat est remise en cause. Or, c’est un outil incitatif puissant.
    > Des investissements doivent être fait, dans le photovoltaïque par exemple, dans l’organisation de certaines filières, comme le traitement des déchets, dans la végétalisation des villes…

CCI France : les 21 propositions recueillies au niveau national

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