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Conjoncture : Une envie de repartir, freinée par la 2e vague de la pandémie et un fort degré d'incertitude

Publié le JEUDI 08 OCTOBRE 2020

Conjoncture : Une envie de repartir, freinée par la 2e vague de la pandémie et un fort degré d'incertitude - CCI de Lyon

Les mesures de protection sanitaire ont affecté le redémarrage de secteurs déjà fragilisés. L’événementiel, l’hôtellerie-restauration, le trafic aérien et la construction aéronautique restent très impactés. Parallèlement, l’endettement des entreprises commence à se stabiliser par rapport aux 6 derniers mois.

logo CARE  Note de situation économique (Rhône-Loire) du 15 au 30 septembre 2020 établie à partir des données collectées par le collectif partenarial CARE

 

Services :

L'événementiel est certainement le secteur le plus impacté par la crise, avec les secteurs du trafic aérien et de la construction aéronautique.

En pointe avec le tourisme d’affaires et l’organisation de congrès et d’événements de niveau européen, la métropole lyonnaise a vu son chiffre d’affaires chuter de plus de 50%. Les acteurs du secteur ont demandé la création d'un fonds d'urgence pour les foires et salons.
La reprise dans le domaine des services est très disparate. En lien avec le développement du secteur de l'automobile et du bâtiment, le travail temporaire est reparti positivement, les chefs d’entreprises privilégiant l’intérim aux embauches sous forme de CDD ou CDI. Les activités de services aux ménages, comme les activités culturelles et récréatives sont toujours en forte baisse.
Les secteurs du conseil (ingénierie, numérique et management) sont particulièrement touchés, avec un niveau d’activité nettement plus faible qu’en début 2020. Particulièrement bien représenté dans l'agglomération lyonnaise les métiers de l'ingénierie prévoient un retour à la normale au mieux au début de l'année 2021. Seules 50 % des entreprises de l'ingénierie ont retrouvé un niveau comparable à l'avant crise Covid-19.

Commerce de détail :

Le commerce alimentaire reste sur une dynamique stable voire positive pour les petites et moyennes surfaces de proximité.

Moins impacté par les mesures de confinement (19% des entreprises du secteur alimentaire à l'arrêt durant le confinement, contre 49% pour l'ensemble de l'économie locale), le commerce alimentaire reste sur une dynamique stable voire positive pour les petites et moyennes surfaces de proximité. Les supermarchés et les hypermarchés ont également tiré leur épingle du jeu.
Sur l’ensemble des activités de commerce de détail, la mise en place de protocoles barrières a accéléré la mutation du secteur avec les ventes via le click & collect et les commandes sur internet.
Les mesures de protection sanitaires ont toutefois affecté le redémarrage des secteurs déjà en difficulté particulièrement pour l'habillement, alors que l’équipement de la maison progresse.

Contrairement aux commerces de détail de proximité, les grands magasins et les centres commerciaux, comme celui de la Part-Dieu à Lyon, peinent à recouvrer un niveau d’avant crise. Bénéficiant traditionnellement d'une forte attractivité régionale, ces grands pôles ont été fortement atteint par la crise et par la baisse de la fréquentation étrangère. Les mesures sanitaires renforcées mises en place en septembre dans les grandes agglomérations du territoire handicapent encore ce redémarrage.

Tourisme :

L’accroissement des touristes français a permis de limiter les pertes liées à la désertion des visiteurs internationaux.

Sur Lyon, la baisse d'activité approche les 20% pour la saison touristique estivale. Pour d'autres territoires bénéficiant d'une clientèle encore plus locale, on constate une hausse de 13% en juillet, comme sur le territoire Roannais. L’activité dans le domaine de la restauration reste en net recul dans les grands centre-ville avec les effets conjugués du télétravail et des mesures sanitaires. A contrario, la fréquentation des restaurants dans les villes moyennes est supérieure aux prévisions.

Industrie :

La croissance du secteur manufacturier s’est accélérée grâce à une hausse de la demande, mais la multiplication des foyers de contamination et des mesures de restriction dans toute l’Europe pèsent déjà sur les capacités de rebond de l'appareil productif.

43% des PMI estiment être fortement impactée par la crise du COVID-19.
L'arrêt des événements commerciaux locaux de la rentrée (comme les Foires de Roanne et de Saint Etienne), sur lesquels beaucoup d’entreprises comptaient pour relancer leur carnet de commande, vont ainsi avoir de sérieuses répercussions sur leur activité et leur santé financière.

Le manque de visibilité pour 2021 est unanimement évoqué. La conséquence directe est le ralentissement des stratégies d’investissement. Parallèlement, près de la moitié de ces entreprises industrielles ont encore des besoins en financement (PGE, avances remboursables…).
Les dispositifs du Plan de Relance auront des effets de levier pour accompagner les entreprises dans leurs projets et actions opérationnelles.
Les TPE-PME industrielles souhaitent s’engager ou accélérer leur démarche de transition, qu’elle soit écologique (47% d’entre elles) et/ou numérique (42% des entreprises interrogées).
Les questions du maintien de l’emploi et de l’aide au recrutement de nouvelles compétences sont au coeur des préoccupations. 75% des PMI soulignent l’inadéquation entre besoins et compétences disponibles, la problématique de la motivation des collaborateurs, ainsi que la nécessité de poursuivre le chômage partiel…

Transports :

A part le transport aérien, encore durement touché, le secteur des transports progresse correctement grâce à la dynamique observée dans l’industrie.

Trésorerie :

Début de normalisation de la distribution du crédit

Dans son dernier point de situation financière des entreprises publié le 23 septembre, la Banque de France constate que les entreprises continuent d’accumuler de la trésorerie, mais sur un rythme plus modéré.
Parallèlement, l’endettement des entreprises commence à se stabiliser par rapport aux 6 derniers mois. En août par exemple, le financement bancaire des entreprises a commencé à se normaliser après 5 mois de forte hausse. Le dispositif des Prêts Garantis par l’État, fortement utilisé par les entreprises depuis sa mise en place, est beaucoup moins sollicité.

Investissement :

Report de 17% des investissements et une annulation de 15% des investissements des entreprises.

A propos de Care

Depuis son lancement le 28 mai 2020, le dispositif Care a été utilisé par près de 20 000 chefs d’entreprise, via les 3 accès (digital, téléphone, physique) disponibles, ainsi que lors de CARE-Event, événement digital qui s’est tenu les 28 et 29 septembre.
Leurs recherches de conseil et de solutions ont porté sur 3 thématiques majeures : accompagnement, aides et médiation, bourse d’entraide.
- Plateforme solutions-care.fr : + de 150 solutions proposées par 54 partenaires
- Numéro de téléphone unique (et gratuit) : 0805 296 000.
- Dans chaque CCI, CMA et Chambre d’Agriculture de la Loire et du Rhône, un point d’accueil physique et personnalisé permet un traitement en profondeur, avec du conseil, de l’assistance et de la mise en relation, ainsi que des accès très rapides à des partenaires ou acteurs clés (Direccte, Urssaf, médiateur du crédit, réseaux, experts-comptables, avocats, collectivités territoriales…).

Care est une initiative partenariale unique en France, lancée par les acteurs économiques du Rhône et de la Loire : CCI Lyon Métropole Saint-Etienne Roanne, CCI Beaujolais, CMA Rhône et Loire, Chambres d’Agriculture Rhône et Loire, Medef Lyon Rhône, Loire et Loire Nord, CPME Rhône et Loire, soutenue par l’Etat et les collectivités territoriales : la Région Auvergne-Rhône-Alpes, les Métropoles de Lyon et de St Etienne, les agglomérations de Roanne, de Loire-Forez et de Villefranche-Beaujolais, Bpifrance, avec la participation des ordres (experts-comptables, avocats), de l’Urssaf, des Tribunaux de Commerce…